Les eaux-fortes

Les eaux-fortes

Henri Rivière aborde l’eau-forte dès les années 1880, au début de son activité de graveur. Ses premières compositions représentent Paris et les bords de Seine, puis les paysages et les légendes de Bretagne. Après avoir délaissé cette technique au profit d’autres formes d’expression, il la reprend à partir de 1906.

L’eau-forte occupe une part non négligeable de son œuvre, longtemps demeurée confidentielle. Cette discrétion tient à la volonté de l’artiste d’en limiter la diffusion, ainsi qu’au nombre très restreint d’épreuves tirées.

Procédé de gravure en creux, l’eau-forte consiste à tracer un dessin sur une plaque de métal recouverte d’un vernis protecteur. Les lignes découvertes sont ensuite mordues par un acide. La plaque est encrée puis essuyée, afin que l’encre demeure dans les tailles, avant l’impression sur papier sous presse.

Le travail du trait, les variations de valeurs et les contrastes permettent à Rivière de renouveler son interprétation du paysage. Ces estampes témoignent d’une recherche personnelle, distincte de ses compositions en couleurs.

Le catalogue raisonné en préparation

Olivier Levasseur et Yann Le Bohec préparent actuellement le catalogue raisonné des eaux-fortes d’Henri Rivière. Fondée sur l’étude des œuvres conservées dans les collections publiques et privées, ainsi que sur l’examen des archives, cette recherche porte sur l’identification des compositions, leur chronologie, leurs différents états et leurs conditions de tirage.

Dessin au crayon représentant des hommes en manteaux et hauts-de-forme marchant dans la neige, avec des silhouettes en arrière-plan.
Gravure en noir et blanc représentant une barque échouée sur une plage, avec un village côtier, des rochers et une mer calme en arrière-plan.
Gravure ancienne représentant un paysage rural vallonné avec des pins, des meules de foin, des moutons et des oiseaux sous un ciel nuageux.
Illustration stylisée de la planète Terre avec les continents en bleu foncé dans un cercle